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Le changement

 
     Plus qu’une révolution, un homme allait changer a jamais notre société : Gutenberg. Contrairement à l’idée commune, Gutenberg (de son vrai nom Gensfleisch) n’a pas inventé l’imprimerie. Cet homme était en fait un orfèvre, et sa grande œuvre fut la création et la réalisation du caractère mobile en métal. Pour réaliser sa presse, il aurait, au départ, pris modèle sur le pressoir des vignerons rhénans qu’il aurait su faire évoluer. Par ce biais, il a pu joindre la gravure au texte. Gutenberg crée son premier atelier à l’époque de la Renaissance, période riche en grandes mutations. A part les armes, le premier objet standardisé qui fut produit en série fut le livre.
 
     Il fut le premier pas de l’homme dans la société industrielle de production telle que nous la connaissons encore de nos jours. Le premier grand ouvrage de valeur imprimé en Europe entre 1452 et 1455 (tiré à 180 exemplaires) fut la bible dite B42 mais, l’impression avec des caractères mobiles existait déjà en Chine sous la dynastie Tang de 618 à 907.
 
 
     Dieu souffre parce qu’une grande multitude ne peut être atteinte par la parole sacrée. La vérité est captive dans un petit nombre de manuscrits qui renferment des trésors. Brisons le sceau qui les lie, donnons des ailes à la vérité, qu’elle ne soit plus manuscrite à grands frais par des mains qui se fatiguent, mais qu’ils volent multipliés par une machine infatigable et qu’ils atteignent tous les hommes.
                                                                — Gutenberg, 1455
 
 
 
     Le développement de l’imprimerie aura des conséquences importantes sur la société. Le prix des ouvrages diminuera fortement, l’illettrisme reculera, le savoir pourra voyager, les idées révolutionner le monde.
 
     Le livre deviendra social, politique. Il cultivera, servira la propagande, sera parfois brulé. Il sera le messager, la parole et la mémoire des hommes. Plus rien ne sera comme avant. Quel serait notre passé sans le livre ? Que serait notre présent ?
 
   Mais est-ce bien du facteur temps dont il faut ici prendre note ? Non en fait, le texte, l’idée, demeurent intemporels. Ouvrir et parcourir un ouvrage ancien est plus que faire revivre un auteur. C’est lui accorder un présent bien réel, une continuité concrète par-delà les siècles. Voilà les immortels. Voilà pourquoi Platon, Rabelais, Hugo, tant d’autres sont toujours parmi nous, voilà pourquoi nos meilleurs amis sont nos livres.

 
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